Les Sœurs Auxiliatrices

Aux origines de l’Institut, une femme : Eugénie Smet, devenue fondatrice sous le nom de Marie de la Providence, nom qui exprime bien le visage du Dieu auquel elle croit. Elle désire aider tous les hommes, quels qu’ils soient, à rencontrer Dieu. Eugénie Smet découvre qu’il est possible de se mettre au service des « plus délaissés de ce monde et de l’autre » et croit en la mystérieuse solidarité qui unit les vivants et les morts.
Le 19 janvier 1856, elle fonde les « Auxiliatrices des âmes du Purgatoire » pour une mission universelle et adopte la spiritualité de Saint Ignace de Loyola. Le 19ème siècle est une époque fortement marquée par la dévotion aux âmes du Purgatoire. Les Soeurs Auxilliatrices de MongoMarie de la Providence découvre très jeune cette dévotion. Elle reconnait le mystère du Purgatoire, comme une expérience de l’Amour de Dieu qui transforme la vie intérieure de l’homme, par des étapes de purification. Dans cet esprit, elle invite les sœurs à ne pas se lier à une œuvre particulière et à ne se laisser arrêter par aucune frontière.

Actuellement les sœurs auxiliatrices sont dans 22 pays, envoyées « à aider à tout bien quel qu’il soit », en ayant une attention particulière à ceux qui en ont le plus besoin : « Nos choix sont orientés en priorité vers ceux qu’on oublie, ceux qui sont blessés dans leur dignité humaine, ceux qui ont le plus besoin d’une annonce de la Bonne Nouvelle. Nos projets apostoliques cherchent à répondre aux appels les plus universels, les plus urgents, dans une juste tension entre risque et réalisme… » (Constitution 29).

La mission au Tchad a commencé à N’Djamena, en 1959, puis à Mongo en 1967 et enfin, à Bitkine, en 1984. Les sœurs auxiliatrices ont choisi comme lieu d’apostolat le Guéra qui est une des régions le plus pauvres du Tchad, en choisissant de mettre un accent particulier sur la promotion féminine. Les sœurs sont situées dans des quartiers, vivant une vie simple, au milieu des gens. Les communautés des sœurs au Tchad sont marquées par leur diversité culturelle (Tchad, Mexique, Japon, France, Rwanda).

- À Mongo, les sœurs veillent surtout à l’éducation des filles et des jeunes filles et travaillent à la paroisse.

  • Une sœur est directrice de l’École Catholique Associée « la fraternité. »
  • Une sœur est chargée de l’internat des filles qui regroupe 24 jeunes filles de la 6ème à la terminale.
  • Les sœurs travaillent sur la paroisse, à la catéchèse, avec les jeunes ou encore les couples.

- À Bitkine, les sœurs travaillent particulièrement à la promotion féminine.

  • Une sœur travaille dans un dispensaire comme sage-femme. Elle assure la Consultation Pré-Natale 3 jours par semaine. Elle sensibilise les femmes sur des notions d’hygiène, sur la prévention de la malnutrition et sur l’importance de la visite pré-natale, sur l’importance des vaccinations afin d’éviter les risques de mortalité pour leurs enfants et fait un suivi médical global.
  • Une autre sœur est directrice de l’École Catholique Associée « Sainte Thérèse. »
  • Une autre fait une sensibilisation pour le développement des femmes dans les villages.
  • Les sœurs travaillent à la paroisse, à la catéchèse et auprès des jeunes.

Pour en savoir plus sur la communauté : http://auxifrance.cef.fr/.