Jeunesse

Les jeunes, comme dans les autres régions du pays, constituent le nombre important de la population. Dans la Préfecture Apostolique de Mongo, ils sont aussi les plus nombreux après les femmes dans les communautés ecclésiales de base. Les jeunes participent activement à l’animation des communautés en s’engageant dans le service liturgique (chorales, servants de l’autel, lecteurs), la catéchèse, les mouvements. Le mouvement Kemkogi, pour les enfants, et la JEC, pour les jeunes, sont des lieux d’investissement particulièrement importants pour la jeunesse de notre diocèse. Ce sont deux mouvement de l’Action Catholique qui utilisent la méthode : voir, juger, agir et célébrer.

Fête Kemkogi à Bitkine

Le mouvement Kemkogi

Le mouvement Kemkogi, appellation locale du mouvement Cœurs Vaillants et Ames Vaillantes, est un mouvement de l’Action Catholique des Enfants. Kemkogi veut dire « un seul cœur » en une langue locale du pays. Le mouvement existe au Tchad depuis 1948 et est ouvert à tous les enfants d’environ sept à quatorze ans. La Préfecture Apostolique de Mongo compte six coordinations paroissiales où environ 452 enfants sont réguliers aux rencontres du mouvement.

Le mouvement Kemkogi est un lieu « d’évangélisation des enfants par les enfants eux-mêmes entre eux ». Il vise aussi à approfondir la foi, la charité des enfants et promeut la solidarité entre les enfants de différentes ethnies, langues et religions. Le kemkogi se fixe aussi comme objectif d’éduquer les enfants à témoigner de leur foi dans leur milieu. Les enfants sont aidés et soutenus par des jeunes kemkogis appelés accompagnateurs, des conseillers et des aumôniers.

Fête Kemkogi à BitkineLa pédagogie du mouvement est basée sur l’action. Ce sont les enfants qui sont acteurs principaux du mouvement. La pédagogie part de l’expérience des enfants pour atteindre le sommet qui est la célébration religieuse. La pédagogie active se pratique à travers la rencontre hebdomadaire. Au cours de cette rencontre, les enfants organisent une réunion de partage d’expériences, des jeux, chants, danses. Ils achèvent leur rencontre par la prière dite à tour de rôle par un accompagnateur, meneur ou enfant. Les accompagnateurs possèdent des outils pour animer les rencontres des enfants.
- le carnet kemkogi dans lequel se trouve la prière kemkogi, quelques chants, quelques règles disciplinaires
- le balafon est un journal annuel réalisé par les enfants kemkogis pour tous les enfants. Il contient la campagne d’année et répartit les activités de mise en œuvre de la campagne par trimestre (premier, deuxième et troisième) à partir d’octobre.
- le lien est un bulletin annuel des accompagnateurs kemkogis. C’est un instrument d’information, de formation et de travail nécessaire pour les accompagnateurs.

La JEC

Dans la Préfecture Apostolique de Mongo, la jeunesse étudiante chrétienne (JEC) offre aux jeunes un cadre et un lieu de rencontres, d’échanges, de formation et de réflexion à partir de leur situation de jeunes. Les différents groupes se réunissent chaque dimanche, au sein de la paroisse, après la Messe et après la catéchèse.

Les jeunes assurent entre eux la formation de leurs propres responsables (responsables, secrétaires, trésoriers etc.) et aussi, par des sessions, ceux d’autres groupes et mouvements comme ceux des kemkogis. Les rencontres de la JEC se font autour d’une campagne d’année (ex. « Jécistes, soyons modèles pour la Paix ») ou de réflexions sur des évènements d’actualité qui concernent le milieu de vie des jeunes. Dans certaines paroisses, comme à Abéché, les Jécistes ont une troupe théâtrale qui, par des sketchs vivants et adaptés, mettent en évidence les défauts de leur société qu’ils désirent combattre. Enfin, les Jécistes sont attentifs à leur formation spirituelle : ils ont des temps de récollection et assurent l’animation de certaines messes. Ils essayent également d’organiser chaque année une action de bienfaisance : rendre visite à des malades dans les quartiers, agir pour l’enfance missionnaire, etc.

Le mouvement de la JEC permet aux jeunes, lycéens et étudiants originaires de différentes régions du Tchad, de se rencontrer dans un esprit de fraternité, d’entraide et de prière. Il les prépare à prendre déjà au sérieux les responsabilités qui seront peut-être les leurs plus tard.